Ma présentation

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Bonjour,
Je me présente, afin que vous puissiez me cerner par moi-même et non par les réseaux sociaux.
Je me prénomme Cécile, j’ai 21 ans et je suis étudiante à la faculté des lettres de Nice en « science de l’information et de la communication ».
J’ai pour vocation de devenir journaliste !
Quoi dire de plus ? Non je n’ajouterai rien.
Tapez mon nom sur Facebook et vous en saurez d’avantages, croyez-moi ! Sans rire…

Aujourd’hui, j’aimerais débattre sur le thème « notre mémoire subit-elle une dilution par le biais des réseaux sociaux ? » avec toutes les conséquences possibles que cela suppose.
Pourquoi ce sujet ? Tout simplement parce que je pense qu’il est au coeur de l’actualité.

Tout commentaire, positif ou négatif, sera pris en compte : c’est le principe même du débat !

Bon je vous laisse découvrir le problème que je me pose et que je vous pose.

A VOS CLAVIERS PARTEZ !

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« L’impact des réseaux sociaux dans la diffusion de la mémoire personnelle »

De nos jours, les réseaux sociaux prennent une place importante dans nos vies et s’approprient notre mémoire visuelle qui, à l’époque, n’appartenait qu’à nous même ou à nos proches.
Peut-on dire dans ce cas que les réseaux sociaux entraîneraient, ou participeraient du moins fortement, à la dilution de cette mémoire ?

Avant l’arrivée des réseaux sociaux, en particulier Facebook, la mémoire personnelle, faite d’images, d’enregistrements, d’anecdotes, concernait un cercle restreint, qui englobait la famille, au plus les amis.
On avait une maîtrise totale de notre image, les photographies prises ne circulaient pas dans le monde entier, on avait alors mainmise sur nos vies, nos souvenirs, etc.
L’arrivé du web 2.0 et du réseau social « Facebook » va ébranler cette dimension intime. Ainsi la maîtrise qu’on en avait, autrefois, n’est plus totale, permanente, elle nous échappe complètement. Des photographies qui devraient rester dans l’intimité sont mises à nue devant tout un chacun, et notamment des inconnus.  c’est ce que l’on peut nommer la dilution de la mémoire visuelle.

En effet des moments de notre vie qui devraient rester secrets, se dévoilent sans que l’on puisse y mettre un frein.

Des amis, bien ou mal intentionnés, mettent à la vue de tous, une photographie où l’on apparaît, un passage de notre existence, un évènement nous impliquant et ainsi de suite…  des empreintes de mémoire nous échappent sans que nous le sachions.

Cette mémoire mise à découvert n’est pas sans conséquence.

Par exemple, plus tard, dans un entretien d’embauche, les employeurs peuvent se servir de ces réseaux en général, Facebook en particulier (voir exemple 1) pour essayer de nous cerner au maximum et dénicher les… côtés obscurs à leurs yeux, de notre personne.

Ils peuvent entrer dans nos souvenirs par la porte – ou la page c’est plus approprié ici – de n’importe qui (quelqu’un de la famille, un ami, une connaissance, un étranger). Et ces instants que l’on pensait personnels, peuvent alors porter préjudice à notre insu.

Un autre exemple (exemple n°2)  vient appuyer cette argumentation, montrant s’il en était encore besoin, et sans que soit porté un jugement de valeur, que ce qui pouvaient relever des fameux « secrets de famille » inscrits dans la durée, volent en éclat en quelques secondes…

Sans parler, en plus,  de problèmes de disfonctionnement, qui ouvrent, d’un coup de « bugs » les portes là encore de la sphère privée.

On en prendra pour exemple ce qui et arrivé en septembre dernier: Le journal Metro a annoncé, lundi 24 septembre que d’anciens messages privés publiés sur Facebook avaient été rendus publics sur le bloc des publications des amis sur le mur de nombreux utilisateurs. Mais le réseau social dément : il s’agirait en réalité d’anciens messages publiés sur les murs des utilisateurs, auxquels le passage à la Time line de Facebook a donné une nouvelle visibilité. Le gouvernement français a saisi la CNIL. Bug réel ou emballement collectif ? Cette affaire marque un épisode supplémentaire des nombreuses polémiques sur le respect de la vie privée par le réseau social.

Pour la petite histoire, le fondateur de Facebook, Mark Zuckerberg a lui-même été victime de ce type de problème : en  Décembre 2011,  des photographies privées de sa personne, étaient devenues visibles à cause d’un bug, permettant de faire apparaître des images, même lorsque le profil est verrouillé…

Nous sommes donc en présence d’un réel danger pour ce qui est de la dilution et l’appropriation de la mémoire personnelle via les réseaux sociaux, forts par ailleurs, et c’est paradoxal, d’une aura de convivialité.
Pour conclure, sans doute faut-il souhaiter que les acteurs de  génération du web 2.0 perçoive de plus en plus les pièges que risquent de poser les diffusions de certains moments de leur vie, qu’ils pensaient maîtriser et éphémères sur la toile internet, mais qui en réalité vont se jouer d’eux, d’autant plus que cette « mémoire » là pourrait bien être éternelle, faute de ce  droit à l’oubli de plus en plus réclamé mais non encore effectif, si tant est qu’il le sera un jour.

Mais ça, c’est une autre histoire…

Interview d’une étudiante, en « Langues Etrangères Appliquées »

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Facebook reste au cœur des discussions, je suis donc allée à la rencontre de Floriane, une étudiante accro à Facebook.

« _ Floriane, tu as 19 ans et tu avoues être une accro, non pas du shopping, mais du réseau social « Facebook ».
Effectivement je suis connectée en permanence, pour être au courant rapidement des « potins » de mes amis. Je suis à l’affut de chaque information qui pourrait concerner mes amis ou ma famille.

_ Publies-tu, toi-même des photographies de toi, des autres, de foules ?
Oui effectivement je publie en moyenne 5 photos par jour, voire plus si j’ai assisté à un évènement et là je peux publier 200 photos en une seule journée.
Je mets en ligne des photographies de moi, de mes amis, de mes soirées arrosées (rire) ; bien entendu je n’exclue pas le fait que d’autres personnes apparaissent dans mes photos ; je me souviens :  une fois, j’étais à une soirée chez une copine et je connaissais presque personnes et une fille s’est un peu laissé dépasser par l’alcool et s’est fait un cercle de bouteilles autour d’elle. J’ai pris une photo et je l’ai publiée dans l’album, mais je vous rassure, la fille ne s’est jamais plainte !

_ Tu n’as donc pas peur que ta mémoire ne t’appartienne plus réellement ? Car, prenons ton exemple, si toi tu as pu mettre une photographie de cette fille, ça veut dire que des personnes peuvent faire la même chose avec des moments de ta vie, peu « glorieux » ? ça t’importe peu ?
Oui effectivement, je suis sûre qu’il y a des photos de moi sur Facebook, que j’aurais aimé ne voir jamais être diffusées, mais, bon, les réseaux sociaux c’est ça après tout. Il faut savoir se raisonner au bon moment (rire). Après, il m’est déjà arrivé de demander de supprimer une photo de moi qui me déplaisait. Donc je pense garder un minimum de contrôle sur ma vie privée.

_ Quand tu dis « les réseaux sociaux c’est ça après tout » tu veux nous expliquer que ça ne te pose aucun problème et qu’il faut juste savoir se maintenir au bon moment ? Mais tu n’es pas sans savoir que même si tu demandes à ce qu’une photographie soit supprimée, celle-ci laisse quand même des traces indélébiles sur la toile du réseau internet ?

Oui voilà, c’est à peu près ce que je pense. Si une photographie te fait regretter ton geste, il ne fallait tout simplement pas le faire.
Après pour ce qui est des traces permanentes, je suis dubitative, ou du moins, je n’y pense pas.

_ Tu n’as pas peur que ça te porte préjudice pour un futur contact professionnel ?
– Non, je veux rester naïve sur le fait que mon employeur me jugera uniquement sur ma présentation officielle et non sur mon profil Facebook, qui relève de ma sphère privé après tout.

_ Une sphère privée qui est visible par tous et  toutes !!! Merci Floriane d’avoir pris de ton temps pour répondre à mes questions et je t’invite donc à lire mon webzine.
Oui je le ferai, bien évidemment ! Et je vais de suite chercher votre profil Facebook (rire) !